Je n’ai décidément pas été doué pour garder une certaine continuité dans les articles de ce blog. Il faut que je rattrape le temps perdu, depuis le 8 novembre dernier (hum…). Je présente ainsi mes excuses aux lecteurs, s’ils n’ont pas déjà abandonné l’idée de vérifier si mise à jour il y a eu.
Tout d’abord quelques nouvelles : la phase monomoteur est achevée depuis fin-janvier, se soldant par un "pseudo-PPL" appelé PT1 (Progress Test) étant donné que ma formation est intégrée et non modulaire. Début Février, après quelques jours de cours au sol, ce fut la découverte du Diamond DA42 TwinStar (bimoteur). Dix jours plus tard, je passais la qualification sur type, selon les critères CTC. Maintenant, l’IFR occupe mes journées.
Mais j’ai de nombreux articles en retard, alors en avant !
La phase monomoteur s’est déroulée sur Diamond DA20 C1 Katana, dit "Le Moustique" : avion très léger (trop) au design inspiré d’un planeur, "tout en plastique" et "avec une roulette de caddie" en guise de train avant (merci à Yann G. pour les qualificatifs).
Le Katana est un avion composé de plastique renforcé de fibres de verre (Glass Fiber Reinforced Polymer, GFRP). Les ailes possèdent un longeron fait de plastique renforcé de fibres de carbone (Carbon Fiber Reinforced Polymer, CFRP). De tels matériaux composites permettent un profil des plus aérodynamiques, d’où un comportement en vol proche d’un planeur (bons… et mauvais côtés inclus, mais j’y reviendrai) et une masse des plus réduites (masse maximale : 800 kg). La bête mesure 10.87 mètres de largeur pour 7.17 mètres de longueur, avec une hauteur d’empennage de 2.19 mètres. Un petit moteur de 125 chevaux tournant à l’AvGas est suffisant pour un si petit gabarit, couplé à une hélice en bois recouverte d’une feuille d’acier. Deux passagers uniquement peuvent monter à bord. Ceci étant, il n’est parfois pas possible de partir avec un réservoir plein : les restrictions de masse interviennent très rapidement !
L’intérieur est très basique : il n’y a de toute manière pas assez de place pour de grands écrans lumineux et colorés ! Question confort, il s’agit de baquets moulés fixes recouverts de coussins plus ou moins fatigués :oP. A la différence d’autres avions, c’est le palonnier qui coulisse lorsque nous nous installons.
"Quelle description négative !", me direz-vous ! Malgré tout, le Katana est un très bon avion école : très rustique (comprendre "simple") où seul le pilotage prévaut. D’accord il n’est pas confortable du tout, mais on finit par lui pardonner. Les OPS se débrouillaient tout de même pour nous allouer les appareils "confortables" comme celui de la photo lors des longues navigations. Ceci n’empêchait cependant pas de sortir du vol avec les lombaires en compote et le genou droit douloureux : le palonnier est relié à la dérive par un câble, et à cause de son aérodynamique étudiée, le Katana nécessite une pression constante (encore pire lors des phases à pleine puissance et basse vitesse (décollages, remises de gaz), par vent fort et rafales de travers, où c’est le genou qui absorbe tous les chocs). C’est à bord de cet avion que l’on apprend le vrai sens de "thermique", et où les trouver. Le Katana y est très sensible, et en plein été en phase d’approche ou en région montagneuse, garder une altitude et un cap constants peut s’avérer très délicat voire impossible. Bon, quelques énervements lors de solos, c’est tout… ;o)
Bizarrement cependant, le Katana est équipé de deux systèmes que l’on trouve généralement à bord de gabarits plus gros : trim et volets électriques. Inconvénient majeur : il n’y a pas de système "de secours", donc si panne électrique il y a, plus de volets (pas trop grave en soi) ni de trim (ça c’est déjà plus embêtant). CTC équipe ses DA20 de "SpiderTracks", qui est un mouchard GPS, renvoyant la position et l’altitude de chaque appareil en temps réel aux OPS. Les détracteurs diront que cela ressemble à "Big Brother", mais honnêtement c’est un gros "plus" en terme de sécurité. Cela présente de nombreux avantages : nous pouvons récupérer la trace de nos navigations, nous n’avons pas à envoyer de plan de vol VFR, et le "SARtime" ne concerne pas la flotte DA20 (SARtime : Search and Rescue time : le pilote donne une heure estimée à partir de laquelle les autorités envoient les secours si le contact est perdu. Ce SARtime est constamment mis à jour en vol : une chose de plus à penser... ici c'est automatique).
Pour finir, avec 4 heures d’autonomie et une vitesse indiquée en croisière de 110 kts, le Katana permet d’effectuer une transverse New Plymouth – Tauranga (côte Ouest-côte Est de l’île du Nord) en 1h45. Toutefois, un vol de 2.5h consomme la quantité légale de fuel autorisée : au-delà il faut refaire le plein en route. La quantité minimale de fuel avec laquelle nous devons nous poser est augmentée par rapport à la législation en raison des Standard Operating Procedures (SOPs) de CTC.
Voilà, vous connaissez maintenant un peu le "Moustique". Je vous raconterai dans un prochain article (imminent, promis !) comment se passe un "tête-à-tête" avec la bête ! :o)
Bye for now...
Tout d’abord quelques nouvelles : la phase monomoteur est achevée depuis fin-janvier, se soldant par un "pseudo-PPL" appelé PT1 (Progress Test) étant donné que ma formation est intégrée et non modulaire. Début Février, après quelques jours de cours au sol, ce fut la découverte du Diamond DA42 TwinStar (bimoteur). Dix jours plus tard, je passais la qualification sur type, selon les critères CTC. Maintenant, l’IFR occupe mes journées.
Mais j’ai de nombreux articles en retard, alors en avant !
La phase monomoteur s’est déroulée sur Diamond DA20 C1 Katana, dit "Le Moustique" : avion très léger (trop) au design inspiré d’un planeur, "tout en plastique" et "avec une roulette de caddie" en guise de train avant (merci à Yann G. pour les qualificatifs).
Diamond DA20 Katana.
Le Katana est un avion composé de plastique renforcé de fibres de verre (Glass Fiber Reinforced Polymer, GFRP). Les ailes possèdent un longeron fait de plastique renforcé de fibres de carbone (Carbon Fiber Reinforced Polymer, CFRP). De tels matériaux composites permettent un profil des plus aérodynamiques, d’où un comportement en vol proche d’un planeur (bons… et mauvais côtés inclus, mais j’y reviendrai) et une masse des plus réduites (masse maximale : 800 kg). La bête mesure 10.87 mètres de largeur pour 7.17 mètres de longueur, avec une hauteur d’empennage de 2.19 mètres. Un petit moteur de 125 chevaux tournant à l’AvGas est suffisant pour un si petit gabarit, couplé à une hélice en bois recouverte d’une feuille d’acier. Deux passagers uniquement peuvent monter à bord. Ceci étant, il n’est parfois pas possible de partir avec un réservoir plein : les restrictions de masse interviennent très rapidement !
L’intérieur est très basique : il n’y a de toute manière pas assez de place pour de grands écrans lumineux et colorés ! Question confort, il s’agit de baquets moulés fixes recouverts de coussins plus ou moins fatigués :oP. A la différence d’autres avions, c’est le palonnier qui coulisse lorsque nous nous installons.
Cockpit du DA20 : admirez les sièges molletonnés !
"Quelle description négative !", me direz-vous ! Malgré tout, le Katana est un très bon avion école : très rustique (comprendre "simple") où seul le pilotage prévaut. D’accord il n’est pas confortable du tout, mais on finit par lui pardonner. Les OPS se débrouillaient tout de même pour nous allouer les appareils "confortables" comme celui de la photo lors des longues navigations. Ceci n’empêchait cependant pas de sortir du vol avec les lombaires en compote et le genou droit douloureux : le palonnier est relié à la dérive par un câble, et à cause de son aérodynamique étudiée, le Katana nécessite une pression constante (encore pire lors des phases à pleine puissance et basse vitesse (décollages, remises de gaz), par vent fort et rafales de travers, où c’est le genou qui absorbe tous les chocs). C’est à bord de cet avion que l’on apprend le vrai sens de "thermique", et où les trouver. Le Katana y est très sensible, et en plein été en phase d’approche ou en région montagneuse, garder une altitude et un cap constants peut s’avérer très délicat voire impossible. Bon, quelques énervements lors de solos, c’est tout… ;o)
Bizarrement cependant, le Katana est équipé de deux systèmes que l’on trouve généralement à bord de gabarits plus gros : trim et volets électriques. Inconvénient majeur : il n’y a pas de système "de secours", donc si panne électrique il y a, plus de volets (pas trop grave en soi) ni de trim (ça c’est déjà plus embêtant). CTC équipe ses DA20 de "SpiderTracks", qui est un mouchard GPS, renvoyant la position et l’altitude de chaque appareil en temps réel aux OPS. Les détracteurs diront que cela ressemble à "Big Brother", mais honnêtement c’est un gros "plus" en terme de sécurité. Cela présente de nombreux avantages : nous pouvons récupérer la trace de nos navigations, nous n’avons pas à envoyer de plan de vol VFR, et le "SARtime" ne concerne pas la flotte DA20 (SARtime : Search and Rescue time : le pilote donne une heure estimée à partir de laquelle les autorités envoient les secours si le contact est perdu. Ce SARtime est constamment mis à jour en vol : une chose de plus à penser... ici c'est automatique).
Pour finir, avec 4 heures d’autonomie et une vitesse indiquée en croisière de 110 kts, le Katana permet d’effectuer une transverse New Plymouth – Tauranga (côte Ouest-côte Est de l’île du Nord) en 1h45. Toutefois, un vol de 2.5h consomme la quantité légale de fuel autorisée : au-delà il faut refaire le plein en route. La quantité minimale de fuel avec laquelle nous devons nous poser est augmentée par rapport à la législation en raison des Standard Operating Procedures (SOPs) de CTC.
Voilà, vous connaissez maintenant un peu le "Moustique". Je vous raconterai dans un prochain article (imminent, promis !) comment se passe un "tête-à-tête" avec la bête ! :o)
Bye for now...




1 commentaire:
Il est mignon ce petit planeur, euh .. avion!
Niveau confort, rien ne peut etre pire qu'un Cessna 150. Je ne te souhaite pas d'essayer, entre la tete qui touche le plafond, les sieges a angle droit, les jambes tendues, le "yoke" qui ne te permet pas d'avoir quoi que ce soit sur les jambes, et tes épaules enfoncées dans celles de ton voisin ...
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